Environnement
Viande et climat — ce que change votre assiette
Pourquoi le choix des aliments pèse plus que leur transport, quels aliments émettent le plus, et ce qu’un jour sans viande change vraiment.
Mis à jour le 29 septembre 2026
Quand on parle d’alimentation et de climat, on pense souvent au « local ». C’est utile, mais ce n’est pas le levier principal.
Ce que l’on mange compte plus que d’où ça vient
Pour la plupart des aliments, le transport ne représente qu’une petite part des émissions de gaz à effet de serre. L’essentiel vient de la production : l’élevage, l’usage des terres, les engrais. C’est ce que montrent les grandes synthèses, dont celle publiée par Poore et Nemecek dans la revue Science en 2018, reprise par Our World in Data.
Conséquence : un steak de bœuf local émet, en général, beaucoup plus qu’un plat de lentilles venues de loin.
Les aliments qui pèsent le plus
À quantité de protéines égale, les écarts sont énormes :
- Très élevé : bœuf et agneau (les ruminants émettent du méthane).
- Élevé à moyen : fromage, porc, volaille, poissons d’élevage.
- Faible : œufs, légumineuses, tofu, noix, céréales.
Et un seul jour par semaine ?
Un jour sans viande ne réduit pas à lui seul l’empreinte d’une personne de façon spectaculaire. Mais il a deux effets réels :
- Il retire environ un septième de la viande de la semaine, si les autres jours ne compensent pas.
- Il crée une habitude. Les personnes qui découvrent des plats sans viande en mangent souvent plus d’autres jours aussi.
Le bon ordre des priorités
- Moins de viande de ruminants (bœuf, agneau).
- Plus de légumineuses.
- Moins de gaspillage alimentaire.
- Ensuite seulement : local et de saison, qui reste un bon réflexe.
Sources : Our World in Data — manger local ou changer d’assiette · Poore, J. et Nemecek, T. (2018), Science, doi:10.1126/science.aaq0216
Voir aussi : Le soja, coupable de la déforestation ?